Paix, langues et cultures

Nous abordons le troisième millénaire après des siècles de guerres maladives et savons sans la paix, notre avenir menacé, avec certitude. La promesse d'espoir de la SDN puis de l'ONU reste une hypothèse incertaine si la conciliation des peuples ne trouve enfin son propre accord planétaire. Cette aspiration vitale a pour fondement symbolique, le respect mutuel des identités culturelles selon le principe de réciprocité, terme indispensable à l'harmonisation de nos différences.


Pour avancer dans cette direction, celle de l'unité face à la division, chacun, individuellement et collectivement, doit dans le même temps renoncer à s'imposer aux autres et adopter le partage d'une valeur commune concrète. La pierre d'angle acceptable par tous et capable de fonder ce devenir solidaire et salutaire, consiste à disposer d'une langue commune neutre qui fédéralise les énergies et les échanges, selon la formule : "chacun sa langue une langue pour tous".


Ce sacrifice politique est la condition primordiale pour développer enfin l'amitié culturelle et la coopération économique, tout en recouvrant notre dignité citoyenne. Et c'est l'Esperanto qui relève aujourd'hui ce défi de la démocratie européenne et mondiale. Le cadre du TCE nous permet d'envisager une perspective constitutionnelle, et nous pouvons enfin donner à la paix sa fondation et son horizon. Ensemble menons ce projet à réalisation, au nom des peuples, de leurs droits culturels et de nos libertés.


A Bourg-Saint-Maurice, le 24 mars 2007
Kristian GARINO
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# Posté le samedi 24 mars 2007 15:46

Article

Sur http://universaliste.ouvaton.org/IMG/pdf/univ70_esperanto.pdf

L'ESPERANTO va apparaître de plus en plus comme la contre-culture opposée par les
opprimés au système dominant. N'oubliez pas que l'on apprend 10 fois plus vite l'espéranto
que n'importe quelle autre langue, y compris l'anglais. Ce langage est le moyen idéal de
communiquer avec des êtres humains partout dans le monde. Autre avantage : quelle que soit
la nation, les espérantistes représentent en général des individus très proches de nos
conceptions, des samideanoj, bref, des gens ouverts, des universalistes. Rappelons à ce sujet
que, du 28 au 30/7/98, juste avant le prochain congrès mondial espérantiste de Montpellier,
doit se tenir une Rencontre internationale : le forum international des groupes d'échange
non monétaires où seront présents des représentants des Systèmes d'Echange Local (SEL, en
français, mais également RES ou LETS pour les anglo-saxons, WIR pour les Allemands,
etc...) Une participation des distributistes est prévue. Dans nos prochains n° nous suivrons de
près les préparatifs de cette manifestation à laquelle le RU ne peut que s'associer.(15 février
1998, n° 5).
DU LOCAL À L'UNIVERSEL À l'appel de l'association SIKA ESPÉRANTO, du 28 au 30
juillet 1998, au CIEPAD (Viols le Fort, Hérault), plus de 70 personnes venant de pays
différents (Japon, Lituanie, Angleterre, Ecosse, Allemagne, Italie, Madagascar, etc.) se sont
retrouvées pour parler des réseaux d'échange non monétaires (SEL, LETs, etc.) Bien qu'ayant
une implantation et une action locale, ces groupes n'ignorent pas le caractère mondial,
universel, des phénomènes d'exclusion auxquels ils tentent de pallier. Outre le français,
l'espéranto, moyen de communication, aisé, international et démocratique, a été largement
employé au cours de cette réunion qui a permis de nouer de fructueux contacts. De nombreux
espérantistes qui les ignoraient ont découvert ces réseaux dont de nombreux membres,
réciproquement, ont pu faire connaissance avec l'espéranto, symbole majeur, universel, de
l'échange équitable entre les peuples. Voilà le type même d'échange constructeur. Grâce au
succès de cette rencontre, une prochaine session devant se tenir à Berlin juste avant le
prochain congrès mondial esperantiste est d'ores et déjà programmée. Tous
renseignements chez René Ballaguy, 12 rue du Cdt Cousteau, 95000 BOISEMONT tel/fax :
01 34 42 30 27 <rene.ballaguy@hol.fr, ou Emile MAS, 47 190 Galapian. Tel/fax : 05 53 87
29 78 <espergala@wanadoo.fr> (1er septembre 1998, n° 16 ).
La réunion SIKA (SEL et espéranto) de Montpellier n'a pas plu à tout le monde. Un des
participants, défenseur de la pureté du mouvement des systèmes d'échange local - lequel,
d'après lui, “n'a que faire de prosélytes confus” -, a critiqué cette expérience en déplorant le
mélange d'objectifs différents aboutissant, selon lui, à une “confusion”. Nous trouvons très
sympathique, au contraire, cette “confusion” (n'oublions pas que le terme contient “fusion”)
qui est nécessaire à l'exploration de toutes les formes sociales nouvelles. Et nous n'hésitons
pas à crier “Vive le prosélytisme !”, s'il s'agit de faire connaître des idées, des expériences qui
nous tiennent à coeur ... à condition, bien sûr, que celui-ci soit débarrassé de toute agressivité
possible (15 septembre 1998, n° 17).
Madame,“(...) L'anglais est la langue universelle d'aujourd'hui”, écrivez-vous (Nouvel
Observateur, n° 1768, courrier des lecteurs). À peu près autant que le dollar est la monnaie
“universelle” d'aujourd'hui, que l'ONU, le FMI, la banque mondiale, sont des organismes
“universels”.. Pour se rapprocher de la réalité ne conviendrait-il pas de préciser que toutes
ces institutions tendent vers l'universel mais sont loin d'y accéder. Elles ne sont, en fait, que
les instruments d'une minorité privilégiée. L'espéranto, infiniment plus accessible que la plus
aisée de toutes les langues (y compris l'anglais), plus démocratique, sans rien perdre de sa
précision bien au contraire (de nombreux scientifiques à travers le monde y sont favorables et
le pratiquent), est de ce point de vue, par cette vocation, bien plus universel, quand bien même
son usage serait encore minoritaire... Mais il progresse, l'idée avance... D. Kessous, 1/10/98.
NB. cette lettre adressée le jour même au Nouvel Observateur n'a pas été publiée (1er
novembre 1998, n° 20) .
Askhelon, Israël. Deux Russes, nouveaux immigrants, sont attablés à un café en train de
causer. Ils sont pris à partie par des voisins de table parce qu'ils parlent trop fort et en russe.
La querelle dégénère et un des Russes se fait poignarder. Il meurt. Les deux avaient pourtant
quitté la Russie pour fuir l'antisémitisme, disaient-ils (France Inter, 17/11, 7h55). Par une
ironie de l'histoire c'est l'antisémitisme et l'incompréhension entre les différentes ethnies de
sa ville qui, dès son plus jeune âge, donnèrent à Zamenhof l'idée de créer l'espéranto (1er
décembre 1998, n° 22).
“Il est flagrant que, malgré tous les obstacles dressés, l'humanité se dirige en sang et par la
contrainte, vers une unité de plus en plus intime”. E. Lanti. 1923 (traduit de l'espéranto)
(janvier 1999, n° 24).
La SAT (Sennacieca asocio tutmonda), association mondiale anationale, est une
organisation dont nous avons parlé ici à plusieurs reprises. Son but statutaire : conduire
l'humanité au plus haut degré possible de culture et de civilisation, ne peut être que partagé
par les universalistes, toutes tendances confondues. Bien qu'elle soit une association
culturelle et non politique, la SAT met en relation des militants du monde entier et de toutes
tendances politiques. Sa langue de travail est l'espéranto. Le 74ème congrès de SAT, qui est
intervenu à Nagykanizsa (Hongrie) du 14 au 20 juillet 2001, a rassemblé 176 personnes
provenant de 27 pays des cinq continents. Dans sa déclaration finale, le congrès condamne
notamment “toutes les oppressions contre les ethnies et les peuples”, “toute forme de
nationalisme” ainsi que “la volonté tendant à gouverner le monde au profit de quelques riches
couches de tous les peuples”. Soulignons que, bien qu'elle ne soit pas une organisation
politique, la SAT comporte des fractions, certaines étant politiques (communiste ou
libertaire). Signalons à ce sujet la réanimation de la fraction anationaliste de SAT, laquelle
dans sa nouvelle résolution, après avoir noté que “le nationalisme et le capitalisme ont été les
faits dominants du dernier siècle”, soutient que “la concurrence existant entre nations est
apparentée à celle qui oppose les entreprises” et que “en aucune manière les frontières ne
correspondent rationnellement aux cultures, aux ethnies, aux langues ni aux religions”. La
fraction anationaliste entend lutter pour le droit à l'autodétermination, non pas de tous les
peuples (slogan nationaliste), mais de chaque individu (pour info: SAT, 67 av Gambetta,
75020 PARIS).(juillet-août 2001 n° 52)
Lors d'un discours prononcé aux États-Unis, Margaret Thatcher attaque ainsi la France qui
refuse de s'aligner sur le modèle Atlantique : “Au XXIème siècle, le pouvoir dominant est
l'Amérique, le langage dominant est l'anglais, le modèle économique dominant est le
capitalisme anglo-saxon” (Marianne, 31 juillet 2000). La dame de fer rejoint ici David
Rothkopf, directeur du cabinet Kissinger Associates qui déclare : “Il y va de l'intérêt
économique et politique des États-Unis de veiller à ce que, si le monde adopte une langue
commune, ce soit l'anglais; que, s'il s'oriente vers des normes communes en matière de
télécommunications, de sécurité et de qualité, ces normes soient américaines; que, si ses
différentes parties sont reliées par la télévision, la radio et la musique, les programmes soient
américains; et que si s'élaborent des valeurs communes, ce soient des valeurs dans lesquelles
les Américains se reconnaissent” (Praise of Cultural Imperialism, 1997). L'“Anglo-American
Conference Report 1961”, document anglo-U.S. soigneusement caché au public, préconise
entre autre que “(...) l'anglais, par la vertu de son usage et de ses fonctions, deviendra la
langue primordiale. Ce centre (de l'anglais) (...) ne devrait pas tolérer de résistance contre le
règne de l'anglais” (in. Robert Philippson, Linguistic Imperialism, Oxford University Press).
Les extraits précités, compilés par Henri Masson pour SAT-Amikaro, donnent un aperçu
intéressant des enjeux qui se cachent derrière cette anodine pénétration de l'anglais qui se
poursuit aujourd'hui. Ainsi, dans la série nous sommes tous américains lancée par son
directeur au lendemain de l'attentat du 11 septembre, Le Monde publie à présent (à partir des
14-15/4/01) un supplément hebdomadaire du New York Times en anglais. Les 90% de
lecteurs qui ne peuvent déchiffrer cette langue apprécieront. Ce processus d'autovassalisation
que l'on observe face à l'anglais peut même aller jusqu'à l'auto-mutilation.
Philippe Pons (Le Monde, 19/04/02) relève ainsi pour la Corée du sud, “une frénétique
propension des parents à faire apprendre l'anglais à leur progéniture dès le plus jeune âge. Au
prix souvent de sacrifices financiers énormes, d'un apprentissage insuffisant de leur propre
langue maternelle et, parfois même, d'une opération chirurgicale de la langue afin de
rendre celle-ci plus agile à prononcer certains sons étrangers”. Un nombre croissant de
cliniques sont ainsi spécialisées dans une opération qui consiste à couper le repli médian de la
muqueuse de la langue afin d'accroître l'extension de celle-ci”. Le journaliste note que “les
linguistes critiquent cette frénésie qui se traduit par un appauvrissement de la connaissance du
coréen sans pour autant que l'enfant parle bien l'anglais”. Si l'exigence d'une langue
véhiculaire universelle et accessible s'impose aujourd'hui plus que jamais, l'anglais ne semble
pas en mesure de s'imposer, guère plus, du reste, que les autres grandes langues nationales.
(avril 2002, n° 60)
Et pour quelques fractions de pourcentage...
Au début, le mouvement Europe Démocratie Esperanto (E.D.E.) n'était qu'un simple projet
né, il y a deux ans environ, dans la tête de Christian Garino, un passionné de la région de
Chambéry. Peu à peu l'affaire a pris de l'ampleur. Grâce à Internet, notamment, des contacts
ont été pris, des échanges de vues ont permis d'évaluer toute l'ampleur des difficultés
existantes : matérielles, légales, financières... d'envisager leurs solutions. Enfin, le
21/10/2003, la fédération EDE a été fondée. Dès cette date, le but de ce mouvement a été
clair : faire avancer la démocratie au niveau européen en proposant l'adoption d'une langue
véhiculaire commune, neutre et non hégémonique : l'Espéranto. Des débats, en nombre
croissant, ont eu lieu sur Internet ; aux anciens, ceux-ci faisaient un peu penser à ce qu'ils
avaient vécu en mai-juin 1968. Cependant, l'ensemble du mouvement espérantophone
français n'a pas suivi, et pour de multiples raisons : par ce que, à l'extrême gauche, les
libertaires, radicalement opposés à l'électoralisme, s'abstiennent en toutes occasions ; que de
nombreux espérantophones, encartés dans différents partis (communistes, ou plus à droite)
préfèrent réserver leurs suffrages à ces mêmes organisations ; qu'une forte tradition existant
au niveau mondial (nommée ra mismo) a abandonné toute idée d'ouverture sur l'extérieur et
privilégie le mouvement interne ; que certains encore, qui font du lobbying en direction des
partis politiques (à Bruxelles notamment), estiment que EDE ruine leurs effort en
concurrençant ces mêmes partis (la réponse à cette dernière assertion est évidente : les grands
partis traditionnels, pour grapiller quelques voix, ont toujours fait des déclarations, voire
déposé des propositions de loi, en faveur de l'espéranto... lorsqu'ils étaient dans l'opposition ;
parvenu au pouvoir les promesses étaient oubliées). Pourtant, malgré cette hostilité générale,
EDE a fait son chemin. Des fédérations ont été créées sur la France entière, des fonds
rassemblés, des milliers d'affiches collées, des centaines de milliers de tracts distribués... Le
mouvement EDE a réussi à rassembler autour de lui de nombreux militants, même non
espérantophones, simplement conquis par l'idée. Le résultat certes a été bien maigre : à peine
0,2 % dans le meilleur cas, entre vingt et trente mille suffrages sur la France entière : c'est tout
juste le nombre d'espérantophones. Mais l'extrême-gauche ne faisait guère mieux il y a vingt
ans, lorsqu'elle s'est lancée. Il reste que ce coup d'essai a été très positif : des militants venant
d'horizons différents ont appris à se connaître, des milliers de messages Internet ont été
échangés, une structure a été créée qui se promet bien de renouveler l'opération dans cinq ans,
mais cette foi au plus large niveau européen, avec cette utopie de base : et si, au départ, avant
même d'examiner tous ces problèmes politiques et économiques qu'il nous faudra
inéluctablement solutionner, nous adoptions une langue commune, une deuxième langue pour
tous ? A tous ceux qui se sont lancés dans la bataille, nous lançons ce message : ne vous
laissez pas désarmer par les prétendus “réalistes” qui de toutes parts, de l'extrême-droite à
l'ultra-gauche, vous critiquent, qui occultent votre existence le plus souvent, persévérez dans
vos projets : soyez réalistes, vous-aussi, demandez l'utopie, elle finira par se concrétiser !
(juin 2004, n°70)
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# Posté le samedi 17 mars 2007 14:22

11 mars 2007 : le Président Chirac annonce qu'il renonce !

Parmi les nombreuses initiatives du net pour animer cette présidentielle 2007, celle d'Electeur-2007 précisément est digne d'être saluée et c'est ce que je tiens à faire ici avant de répondre à l'ultime question sur ce que certains ont gentiment qualifié de non-événement : le départ du Chi !

Et après tout tant mieux, cela permet justement de souffler un peu et de reprendre ses esprits pour observer ce que l'empressement médiatique du quotidien occulte si bien. D'abord je note que ce 11 mars est l'anniversaire mortifère de Madrid, qui lui même est à l'opposé astronomique du 11 septembre (la liste est longue). Sachez braves gens que ceux qui planifient l'ordre de cette société planétaire au sein de leurs dites fraternités, sont précis et implacables et signent volontiers leurs méfaits sur le calendrier.

Or nous savons aujourd'hui que l'un comme l'autre de ces drames populaires ont été orchestrés de main de maître. Notre père national d'occasion (7+5=12) a du s'adapter à cette réalité qu'il ne soupçonnait guère au départ dans sa naïveté de petit bourgeois humaniste. Il a finalement du et su composer avec ces clans qui règnent depuis si longtemps et savent changer d'identité sociae et de quartier général pour déjouer tout risque de reconnaissance. Reconnaissance dont ils ont comme tout le monde le plus grand besoin pour exister, mais que la gravité de leur comportement ne permet pas d'obtenir sans subterfuges multiples.

Ainsi, notre Jacques, un peu révolté lui aussi à sa manière, a du faire de mauvaise fortune bon c½ur et louvoyer pour imposer une vision politique médiatrice quand il n'était pas contraint d'obéir aux injonctions de ses pourvoyeurs. Un coup libre de clamer son refus d'aller en Irak, (à moins que ce ne soit le contre-feu nécessaire pour crédibiliser l'affaire ?), un coup je t'annonce qu'on va sortir les vecteurs A pour tuer le bourdon, un coup je tapisse la planète en vert, un coup je négocie avec M. Sarkozy de Nagy Bosca une sortie digne de mes frères ? Bon nous sommes tous comme ça à notre manière, des artistes de la duplicité, et nous composons nos compromissions au rythme de désir improbables. Mais où est la dignité de ce qui fait de nous des humains ?

Je n'ose même pas porter de jugement tellement je sens la partie infernale à dominer. Que se passe t-il par exemple au lendemain du 11 septembre quand on sait par avance la vérité de l'Histoire, quelle solitude ? On montre sa désapprobation et l'hypothèse d'une réaction, même sibylline, et l'on se prend une bonne claque ? C'est vrai que le 21-22 septembre, jour d'équinoxe ça pète dur chez AZF! Mais la chimie et l'alchimie auront raison de cette énigme supplémentaire. Circulez ! Bon et maintenant ? Et bien voilà, le problème est de savoir d'une part si les moyens pourront jamais justifier la fin qui n'est elle-même qu'une probabilité, et si la marge de man½uvre restante entre les coercitions imposées par la matrice vaut encore de nourrir quelques espoirs ?

Et ça c'est vraiment une affaire ce conscience autant que d'information car une large majorité, par nature ou culture, préfère être sacrifiée que de lutter pour chercher à comprendre. Le mensonge et la terreur infusées constamment ne laissent que peu d'espace à ceux qui entreprennent de voir au delà et qui imaginent qu'on puisse et doive se libérer de ces tourments. Grand Calife Chirac en rêve la nuit ! Iznogud en rêve le jour ! Mais l'un et l'autre ont raté un épisode, se sont trompé dans leurs calculs. Et nous on suit, mais en fait où en sommes nous aujourd'hui? Chuttt ! Faut pas l'dire c'est un secret !

Bourg-St-Maurice le 14 mars 2007 Kristian Garino

www.esperanto-liberte.com www.unioncandidatsemergents.org
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# Posté le mercredi 14 mars 2007 10:52

la SAVOIE - 2 mars 2007

la SAVOIE - 2 mars 2007

INTERVIEW UN CANDIDAT A LA PRESIDENTIELLE

Christian Garino, l'homme de l'Espérance

Il est borain et professeur des collèges. Au départ, rien ne prédestinait cet homme à la course à l'Elysée, si ce n'est son désir d'échange, son envie d'un monde meilleur. L'Espéranto, c'est sa philosophie de vie, et celle qu'il voudrait faire partager au pays tout entier. Rencontre.


Christian, en tant que candidat à l'élection présidentielle pouvez vous vous présenter, vous situer sur l'échiquier politique ?

Je suis originaire de Bourg saint Maurice. J'ai la cinquantaine. Je suis professeur des collèges en histoire géo à Novalaise. Je suis entré en 1982 dans l'Education Nationale. J'ai beaucoup bougé. J'ai été politisé très jeune mais pas encarté politiquement, j'ai beaucoup milité dans les mouvements associatifs. Mon raisonnement est simple : cette planète est assez « merdique ». On ne peut pas faire grand-chose. Alors essayons de créer de l'amitié, des échanges entre jeunes. Ma découverte de l'Espéranto vient d'un voyage en Inde. J'avais pour utopie de créer un échange entre Pondichéry et Paris, d'unir deux centres géographiques, créer un modèle qui puisse s'universaliser. Ma rencontre avec le suisse Claude Piron, « avocat de l'Espéranto », auteur du célèbre livre « le défi des langues », traducteur à l'ONU, son credo « l'Espéranto comme moyen de construire la paix universelle » m'ont beaucoup inspiré. Depuis je n'ai jamais décroché. Comment me situer sur l'échelle politique ? Disons que philosophiquement je me sens spirituel, mais je suis laïc et républicain. Un peu gaulliste de gauche. Toute ma pensée est résumée dans l'article 1 de la Déclaration des Droits de l'homme et du citoyen.

Vous vous présentez sous l'égide du mouvement Espéranto-Liberté, qu'est ce que cela représente ?

Le mouvement Espéranto représente plus que cela en a l'air. Il y a une espèce d'inhibition par rapport à la représentativité. Bien que reconnu deux fois en 1954 et 1983 par l'Unesco, ce n'est pas un mouvement politique à proprement parlé. On évite cette classification. On veut garder une unité sans côté partisan. Notre objectif n'est pas d'aller en politique au sens classique du terme, c'est un acte de citoyenneté point. L'espéranto est une langue commune, une langue neutre qui fonctionne et qui est démocratique par son accessibilité, son côté international. Il faut recadrer ma démarche dans un contexte de crise économique et environnemental, sur une problématique d'urgence. L'ère de la guerre est terminée, tel est le fond de mon discours. Le film d'Al Gore est un échantillon de ce qui nous attend dans les décennies à venir. Je ne veux pas jouer les prophètes mais jusqu'à présent, tout n'a été qu'avertissement. Et on continue à jouer à la guerre, aux affrontements territoriaux. La crise iranienne n'est que le reflet sous jacent du conflit USA/Chine et du retour de l'URSS. Le point d'orgue de cette fuite en avant c'est la crise du 11 septembre. Dans une lettre adressée aux élus je mentionnais l'expression de coup d'état, un mot qui n'a pas donné lieu à un seul retour. On en pense ce que l'on veut.

Et plus pragmatiquement, quelles sont les visées du mouvement Espéranto ?

En tant que leader dans le mouvement « espérantophone » politique, je milite depuis 1999 pour une option bac. Tout est fait pour mettre le système en défaut. Et pourtant casser le mur culturel au niveau de l'Europe est essentielle. La cohésion et l'unité doivent prévaloir face au danger. Construire ensemble cet équilibre planétaire nécessite en priorité une intercommunication et accessible à tous les citoyens. L'usage séculaire de l'Espéranto vient servir cette perspective à la fois sur le plan humain et pratique. L'Espéranto, dont la mise en ½uvre est simple et directe est le prototype opérationnel et la référence opérationnelle pour le droit international, malgré les vains dénigrements. Le rapport demandé par la France et réalisé par l'expert suisse François Grin le confirme.
D'ailleurs, lors de l'Appel de Paris le 2 février dernier, j'ai interpellé la gouvernance écologique mondiale en proposant un protocole virtuel de reconnaissance de la fonction prioritaire de l'Espéranto. Jacques Chirac se prononçait favorable à la cause.

Avez-vous l'appui des élus savoyards ?

Honnêtement, je n'ai pas cherché à médiatiser le mouvement au niveau local. J'ai donné la priorité à une médiatisation générale. J'ai essayé d'interpeller les maires avec un questionnaire. Mais globalement on ne peut pas dire que j'ai eu vraiment un écho sur le département.

Où en êtes vous dans la course aux 500 signatures ?

Petit candidat parmi les grands, j'ai commencé ma campagne bien avant l'heure. Dès mai 2005, j'ai effectué un grand travail médiatique en adressant 10 000 courriers aux grands électeurs. J'ai reçu depuis, une cinquantaine de promesses de signatures, une centaine de réponses favorables à notre mouvement. Du fait de mon arrivée sur la scène politique, certains partis ont inscrit l'Espéranto à leurs programmes : les Verts notamment et des partis émergents. Depuis le 22 février, il y a changement de décor. Face ma difficulté et celle de six autres candidats à recueillir l'adhésion des grands électeurs, nous nous sommes fédérés en union des candidats émergents pour retirer nos candidatures au profit d'un candidat unique Jean-Marc Governatori. Notre programme est en cours d'écriture. Il sera complet et disponible le 16 mars prochain. Il tourne autour de valeurs communes humanistes sur quatre grands sujets : la citoyenneté, l'éducation, l'économie et l'écologie. Dans cette plateforme commune, ma démarche actuelle est de demander aux maires de transférer leurs promesses sur notre candidat. Mathématiquement on a une chance de réunir le nombre. C'est un va-tout pour l'avenir. Un phénomène d'alliance est toujours intéressant. Fédérer n'est ce pas l'art de la politique ?

Borain de racine et de c½ur, comment percevez vous la politique de développement local ?

Sur le plan local, j'ai assez peu de données, je jouerai de prudence sur ce dossier. Il y a une vraie problématique autour du tourisme. Je ne suis pas sur que cela ait toujours été bien géré. J'ai repris contact avec un ami d'enfance Philippe Poncet suite à la publication de son manifeste. Je pense être en sympathie avec une démarche comme la sienne. Il est vrai qu'en tant qu'homme politique public, je me dois de me positionner. Jean-Marc Governatori demande à ses sympathisants d'aller aux législatives mais je ne suis pas en mesure de partir aux prochaines. Je n'ai jamais pensé être un homme politique mais je suis aujourd'hui devant mon propre mur. Il me faut revoir mes positions. Dans l'avenir immédiat, je ne me projette pas sur Bourg, mais je ne me vois pas vivre ailleurs !

Vivre ailleurs, c'est justement ce que fait aujourd'hui la communauté anglo-saxonne en investissant aujourd'hui notre vallée. Que pensez vous de ces implantations massives ?

L'invasion anglo-saxonne dans le secteur est d'un point de vue humain compréhensible. Je pense que cette communauté trouve ici une solution économique et sociale à un problème intérieur. Je comprends ces gens-là. Cela peut donner un sentiment de colonisation, c'est un fait. Que les locaux se concertent pour gérer cette problématique. Je sais qu'il y a de très hauts responsables internationaux qui vivent dans le secteur. On dit que le maire de Sainte Foy en Tarentaise sera un jour anglais. Ce phénomène nous renvoie plus largement au problème au système économique de spéculation en vigueur. J'estime être cohérent dans mes propos de communication commune, donnée majeure pour l'avenir de l'humanité. Si l'idée de crise environnementale se confirme, nous serions encore plus un secteur refuge.

Le sens de la parole, de la conversation c'est le c½ur du débat politique. Avec l'Espéranto, vous vous placez aussi au centre, non ?

Pour résister aux éternelles stratégies de division nationaliste, cultuelle ou culturelle, pour refonder une unité, le principe d'une langue fédérale est aujourd'hui la priorité.« Esperanto federa lingvo ».

Christine Revial
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# Posté le mardi 06 mars 2007 15:00

Proposition de Motion pour le Syndicat Enseignant SE-Unsa-Savoie

Objet : Proposition de Motion pour le Syndicat Enseignant SE-Unsa-Savoie
A l'occasion du congrès national SE-UNSA 2007 de La Rochelle.
Proposition de motion en faveur de l'Esperanto
dans le cadre du cursus scolaire en général
et des apprentissages linguistiques en particulier.

(proposition de Christian GARINO, président d'ESPERANTO-LIBERTE)



L'enseignement scolaire des langues est appelé à répondre à des exigences divergentes qui doivent s'harmoniser, et il existe pour y parvenir une solution plus performante que celle du tout-anglais adoptée par défaut jusqu'ici, celle de l'Esperanto.

Ces exigences sont au minimum :

. la capacité à communiquer à l'oral et à l'écrit dans toutes les situations.
. la capacité à construire les bases solides d'une professionnalisation.
. la capacité à élaborer une identité culturelle européenne et mondiale.
. la capacité à rendre intelligible sa langue maternelle et les autres langues.
. la capacité à gérer sa citoyenneté de façon ouverte et non discriminatoire.
. la capacité à développer une culture de Paix et de coopération généralisée.
. etc ...

L'analyse de la réalité mise à l'épreuve des faits, démontre le caractère caduque et contradictoire de la politique linguistique actuelle, ce que confirme à sa manière le récent rapport sur l'enseignement des langues étrangères comme politique publique, du professeur d'économie genevois François GRIN, commandé par le HCEE (Haut Conseil de l'Evaluation de l'Ecole) que l'on trouve dans son intégralité sur :

http://cisad.adc.education.fr/hcee/documents/rapport_Grin.pdf

En conséquence, il s'avère souhaitable d'introduire rapidement une inflexion de cette politique dans l'ensemble du cursus scolaire, en France comme en Europe où il convient d'établir une cohérence qui puisse s'étendre ensuite au reste du monde. La solution la plus démocratique, la plus équitable et la plus universelle à tous points de vue, comme le préconise ce rapport d'expertise, consiste à introduire progressivement l'apprentissage de l'Esperanto selon un processus souple et concerté.

Cette réforme touche autant la sphère de la communication éducative, culturelle et économique, que celle de la politique internationale et de la diplomatie planètaire face à une crise environnementale et systémique majeure. La perspective d'une réponse par l'Esperanto, au besoin urgent de cet équilibre collectif, s'annonce désormais comme une nécessité dont nous devons ensemble assumer la responsabilité.


ESPERANTO-LIBERTÉ BP 87 73700 Bourg-St-Maurice
federlangue@yahoo.fr www.esperanto-liberte.com
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# Posté le lundi 05 mars 2007 11:12